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Publié : 22 décembre 2002

Un filet sur la mémoire

pour 2 comédiens et bande

Spectacle dramatique pour 2 comédiens et bande.

- Miseria 4:32 bande
- Un filet sur la mémoire 22:15 comédienne et bande
- L’arbre du parc 14:52 2 comédiens et bande
- Les merveilleux nuages 16:30 comédiens et bande
- À perte de voix 7:10 bande

- Miseria

Le matériau de cette oeuvre provient de recherches effectuées pour Un filet sur la mémoire, L’arbre du parc et Les merveilleux nuages. La voix est celle de Maïte Satres, une adolescente hispanophone que j’ai enregistrée lors de son passage chez des amis. Elle parle de ses impressions sur la guerre et sur la paix.

- Un filet sur la mémoire

Parmi les « boat people » qui ont dû quitter leur pays en catastrophe, une petite Vietnamienne de 12 ans, Van Than, raconte une histoire fabuleuse. Cachée au fond d’une embarcation de fortune, elle affirme avoir vu une main géante jaillir de l’océan. Cette main agitait l’eau et menaçait de faire chavirer le bateau. Pour la calmer, une seule méthode : lui jeter des pièces d’or. Alors seulement, elle rentrait sous l’eau et le voyage pouvait se poursuivre.

Cette histoire fut le point de départ de la composition de Un filet sur la mémoire. Cette musique se veut un message de paix et d’espoir pour toutes ces personnes exilées et plus précisément, une marque d’admiration pour Van Than qui poursuit présentement des études en médecine.

- L’arbre du parc

L’arbre du parc. Élément de sérénité et de beauté dans l’univers d’un enfant qui fait l’expérience de la vie.

Violence et solitude.
Tentative d’évasion.

Tel est le thème de cette oeuvre : mémoire empreinte de souvenirs que l’adulte n’a pas encore tout à fait occultés.

- Les merveilleux nuages

Un nuage, un goût sur les lèvres, la paroi lisse d’un coffre, le bruit du vent, l’odeur du feuillage humide... et voilà que surgit un souvenir, rempli d’émotion, de tristesse ou d’angoisse. Puis il y a le père, dont la mort hante la forêt profonde, jusque dans ses collines vertes, ses crevasses, ses fondrières, ses arbres morts.

Tout cela confondu dans la mémoire. Cette mémoire prise au piège... ou est-ce le piège de la mémoire ?

- À perte de voix

Cette oeuvre a été réalisée principalement à partir des voix de deux fillettes : Nadia (Amélie) Lam, 9 ans et Edgitha Chasen, 7 ans. Le traitement des sons a été effectué avec le logiciel CSound sur un Power Macintosh 6100 AV. Les sons de la voix ont été analysés avec le module pvanal (analyse des transformations rapides de Fourrier) pour être resynthétisés grâce au vocodeur de phase (pvoc) du logiciel. Quelques sons ont été fabriqués par systhèse granulaire et d’autres, par systhèse soustractive.

Post-scriptum

Un filet sur la mémoire, L’arbre du parc et Les merveilleux nuages ont été réalisées grâce à des subventions du Conseil des arts et des lettres du Québec.