J’ai commencé à utiliser Netquiz en 2001 ou 2002, je ne sais plus trop, en pleine implantation du programme de formation construit sur l’approche par compétences. Je me doutais bien que compte tenu du discours dominant du moment, l’utilisation de ce type d’outils ne serait pas tellement encouragée, voire même dévalorisée.

Je trouvais cela dommage car je croyais que l’acquisition de connaissances demeurait un incontournable et que leur évaluation était nécessaire. Or, un tel outil permettait de procéder à un certain type d’évaluation des connaissances tout en libérant l’enseignant d’un temps précieux de correction qu’il pourrait ainsi réinvestir ailleurs, comme le souligne d’ailleurs François dans son billet mentionné plus haut. Pour ma part, ce temps, je le réinvestissais dans de la… correction. Mais cette fois, dans la correction de travaux qui engageaient davantage l’élève au plan de l’écriture, notamment.

Par ailleurs, la valorisation de ce type d’outil aurait eu l’avantage d’être une excellente porte d’entrée pour l’intégration des TIC en classe car les enseignants y auraient certainement vu des avantages.

En plus, comme les questionnaires créés avec Netquiz sont destinés être mis sur un site Internet, on peut coupler ces questionnaires avec des ressources documentaires et de référence également en ligne. Je voyais là une manière simple et facilement accessible pour les enseignants de travailler avec l’ordinateur plutôt que sur l’ordinateur comme le souhaitent certains spécialistes de la promotion de l’intégration des TIC à l’école.

Finalement, toujours dans une perspective d’intégration des TIC, les enseignants tentés par un tel outil auraient, à son usage, nécessairement développé certaines habiletés dans l’utilisation des TIC qui auraient pu être réinvestit dans l’exploration d’usages plus complexe.

Dommage que des avenues aussi simples ne soient pas davantage exploitées car à force de vouloir favoriser l’intégration des TIC à partir de pratiques pédagogiques avec lesquels les enseignants ne sont pas suffisamment familiers, je crois qu’on leur impose une tâche qui paraît insurmontable. Qui trop embrasse mal étreint dit-on.

Quant à Netquiz, il offre de nombreuses possibilités tant en termes d’évaluation formative et de soutien à l’apprentissage qu’en termes d’évaluation sommative. Il permet de
« … composer onze types de questions différents (association, choix multiples, damier, développement, dictée, mise en ordre, réponses multiples, réponse brève, texte lacunaire, vrai ou faux et zones à identifier), dans lesquelles on peut insérer des images, des textes, des sons ou des séquences vidéo. »
Si l’enseignant met ses questionnaires disponibles sur Internet, les élèves peuvent évidemment y répondre depuis leur domicile.