D’après ce que j’ai lu dans ce site, les principes pédagogiques et les fondements théoriques de l’APP sont dans le droit fil de ceux du renouveau pédagogique.

Il s’agit de la lecture la plus intéressante que j’aie faite sur la question. C’est clair, c’est nuancé, bien écrit. Cette lecture m’a donné le goût de creuser la question. Ce que je ferai certainement. Ces textes sont tout simplement excellents pour s’initier à cette approche pédagogique, c’est d’ailleurs le but avoué des auteurs et ils ont réussi.

Mais surtout, j’ai eu du plaisir à lire les textes.

Vous vous demandez ce qu’il y a d’extraordinaire au fait que j’aie pris plaisir à cette lecture? Simple. Depuis un certains temps, mes lectures sur le renouveau pédagogique provoquent moins mon intérêt ou ma curiosité que de l’irritation, de l’agacement, de la perplexité quant ce n’est pas de la colère, de l’indignation, voire un sentiment d’absurdité.

Un exemple? Je viens de terminer Jean Archambault, Chantale Richer : Une école pour apprendre, Chenelière Éducation, 2007, 196 pages. Ce livre a certainement bien plus de qualités que je ne lui en ai trouvées. Certains passages m’ont hérissé à un point tel que je n’arrivais bien souvent plus à surmonter mon agacement pour apprécier ce qui mérite certainement de l’être. Voici un seul exemple du genre d’affirmation qui m’agresse. Dans la préface signée par M. Paul Inschauspé :
«Erreur/échec, toujours ce glissement de sens continuel entre ces termes et, comme les enseignants et les responsables des systèmes scolaires n’aiment pas l’échec, ils acceptent mal l’erreur de l’élève et son utilisation dans ses apprentissages. » page IX.


Je sais que je fais parti du problème. J’en veux pour preuve une autre lecture récente dans une revue. Au sommaire de la revue, la présentation de l’article se termine par des mots du genre « … dans une perspective de réussite du plus grand nombre. ». In n’en fallait pas plus pour susciter mon agacement. J’ai failli ne pas lire l’article. Heureusement je l’ai tout de même lu et il m’a beaucoup intéressé.

Il faudra bien que j’identifie un peu plus clairement ce qui m’indispose tant dans les textes pro réforme si je veux me débarrasser de ces réactions qui m’empêchent de porter un regard plus serein sur certains types de textes.

Pour en revenir aux suggestions de lecture de François Guité sur l’apprentissage par problèmes, je note ici les deux autres suggestions :

Le Saut quantique et Yves Mauffette de l’UQAM

Je prévois un gros travail d’appropriation et, surtout, d’adaptation pour le contexte de l’école secondaire. Pour l’adaptation, le guide d’appropriation du cégep de Sainte-Foy nous y invite d’ailleurs explicitement : « L'APP revêt maintenant des formes très diversifiées. Il faut éviter de tomber dans le piège de chercher à l'appliquer de manière rigide en cherchant à se conformer à une recette prédéterminée. Il faut plutôt oser être créatif et pragmatique en appliquant les grands principes qui sous-tendent cette approche pour l'adapter aux objectifs que l'on vise et au contexte dans lequel on l'introduit. »