Les devoirs, en donner ou pas ?
Par André Chartrand, mercredi 2 mars 2005 à 21:47 :: Pratiques pédagogiques :: #24 :: rss
Un billet récent de M. Guité m’a rappelé que j’avais lu un article inspirant à ce sujet il y a quelques années. Cet article m’avait permis d’objectiver et de raffiner ma pratique. Je suis allé sur Internet et je l’ai retrouvé. En fait, il s’agissait d’un dossier de Vie Pédagogique, no 96, nov.-déc. 1995. Donner ou pas des devoirs ? Comme dirait quelqu’un que je connais, mais que je ne nommerai pas, ça dépend. D’ailleurs, comme pour bien d’autres pratiques pédagogiques, il est préférable de faire preuve de discernement. Les recettes par trop simplistes et que l’on applique « mur à mur » mènent généralement… droit au mur. J’en ai donc profité pour relire une partie du dossier. Dans l’ensemble, il me semble encore pertinent.
Par exemple, la manière de poser la question des devoirs m’avait beaucoup plus et cela demeure tout aussi pertinent aujourd’hui. Les devoirs sont resitués dans le cadre général du travail personnel de l’élève. Dans l’article de Luce Brassard ont peut lire :
Situés ainsi, les devoirs sont recentrés sur l’apprentissage et il n’y a plus de clivage école/maison, il y a démarche d’apprentissage point. L’article ne manque d’ailleurs pas de faire le rapprochement nécessaire avec les pratiques pédagogiques en classe :
Bien que le texte date de 1995, il reste tout à fait pertinent dans le contexte de l’implantation de la Réforme de l’éducation en cours dans la mesure où il est porteur, comme la dimension pédagogique de la Réforme elle-même, d’une vision des pratiques pédagogiques qui focalisent davantage, voire principalement, sur l’apprentissage.
On retrouve également quelques balises pratiques. Dans l’article de Francine Bédard-Hô, on identifie quatre types de devoirs : 1- les exercices pratiques, mise en application ; 2- les devoirs de préparation au cours suivant ; 3- les devoirs de poursuite ou d’extension ; 4- les devoirs de créativité (résumé de lecture, rapport de recherche, composition musicale. P.16
L’article répond également à la question de l’impact des devoirs sur la réussite scolaire.
L’article se termine sur 7 recommandations.
« C’est pourquoi nous pensons que les devoirs et les leçons doivent être reconsidérés et s’inscrire dans la perspective du travail personnel que l’élève doit faire pour apprendre. »
Situés ainsi, les devoirs sont recentrés sur l’apprentissage et il n’y a plus de clivage école/maison, il y a démarche d’apprentissage point. L’article ne manque d’ailleurs pas de faire le rapprochement nécessaire avec les pratiques pédagogiques en classe :
« Pour les besoins du présent dossier, nous nous en tenons au travail à la maison, supposant, naïvement peut-être, que si l’on y change quelque chose, c’est qu’on aura aussi modifié certaines pratiques en classe de façon à rendre l’élève plus actif dans sa démarche d’apprentissage. »
« Nous souhaitons par le présent dossier non pas inciter le personnel enseignant à proposer aux élèves plus de « devoirs intelligents », selon la formule de Philippe Perrenoud, mais plutôt susciter dans l’école une réflexion sur l’ensemble du travail demandé aux élèves en classe et à la maison »
Bien que le texte date de 1995, il reste tout à fait pertinent dans le contexte de l’implantation de la Réforme de l’éducation en cours dans la mesure où il est porteur, comme la dimension pédagogique de la Réforme elle-même, d’une vision des pratiques pédagogiques qui focalisent davantage, voire principalement, sur l’apprentissage.
On retrouve également quelques balises pratiques. Dans l’article de Francine Bédard-Hô, on identifie quatre types de devoirs : 1- les exercices pratiques, mise en application ; 2- les devoirs de préparation au cours suivant ; 3- les devoirs de poursuite ou d’extension ; 4- les devoirs de créativité (résumé de lecture, rapport de recherche, composition musicale. P.16
L’article répond également à la question de l’impact des devoirs sur la réussite scolaire.
« L’un des objectifs des devoirs est d’assurer la réussite scolaire des élèves. Or, il apparaît que, au secondaire, le temps consacré aux travaux scolaires influe sur le rendement de l’élève et, jusqu’à un certain point, compense même la faible scolarité des parents. » p.17
« Les devoirs sont-ils nécessaires ? Oui, révèlent les recherches faites au Québec et Ailleurs, mais il faut les donner avec discernement ( tient, ça me rappelle mon premier paragraphe ça). Ils ont une utilité reconnue, du moins à partir du second cycle du primaire. » p.19
L’article se termine sur 7 recommandations.
« Les chercheurs recommandent aux enseignants et aux enseignantes de :Les autres articles ajoutent à l’intérêt général du dossier.
- ne pas donner de devoirs dans les premières années scolaires ;
- s’assurer d’une bonne compréhension de la politique des devoirs de la part des parents et des élèves ;
- varier les types de devoirs (exercices, préparation, extension et création) et de les utiliser tout en prenant conscience de leurs buts, de leurs exigences et des problèmes de chaque type ; donner des devoirs qui intéressent les élèves et qui les feront progresser ; quand cela est possible, les rendre amusants ;
- donner des devoirs en tenant compte des capacités des élèves ;
- montrer aux jeunes, en classe, comment faire les devoirs et ne pas tenir pour acquis que tous les élèves ont les connaissances, les habiletés et les moyens nécessaires pour les faire ; de donner des consignes claires et de faire connaître les objectifs aux élèves ; de tenir compte des ressources qui sont rapidement accessibles aux élèves ; de permettre aux élèves de poser des questions sur les devoirs avant qu’ils et elles quittent la classe ;
- coordonner leurs devoirs à donner entre enseignants et enseignantes ;
- commenter les travaux et les remettre aux élèves. » p. 18


Commentaires
1. Le jeudi 3 mars 2005 à 23:26, par François Guité
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